Aujourd’hui érigée en retrait des battures du fleuve Saint-Laurent, l’église Saint-Charles-Borromée des Grondines s’élève fièrement en plein cœur de la plus ancienne paroisse de Portneuf. Classée monument historique en 1987, l’église se situe au sein de l’ilot paroissial comprenant le presbytère de 1843, classé monument historique en 1966, le cimetière, le monument du Sacré-Cœur, la salle paroissiale, de même que l’ancien couvent qui fait encore office d’école. L’église, située en plein cœur du noyau villageois principal[1], domine par sa prestance et son air d’un autre temps.

Les premières traces d’un lieu de culte à Grondines remontent au 17e siècle, quelques années avant même la fondation officielle de la paroisse. En effet, on relate qu’une maison située près du moulin fait office de chapelle dès 1676 où le curé Pierre Volant du Séminaire de Québec se rend pour faire l’office. Celui qui sera le premier prêtre des Grondines dessert aussi les missions de Sainte-Anne, Batiscan et même Lotbinière. Il faut dire qu’à l’époque les glaces du fleuve en hiver rendaient la traversée praticable![2] En 1680, c’est l’ouverture des registres et la paroisse prend le nom de Saint-Charles-des-Roches. Toutefois, les habitants du village gardent l’habitude de nommer leur village Grondines et la paroisse deviendra peu à peu Saint-Charles-des-Grondines. En 1713, le temps est venu de construire une première église de pierre orientée[3] dotée d’une sacristie en bordure du fleuve, au cœur du premier noyau villageois de Grondines. Tout s’y trouve : le manoir seigneurial, le moulin, les premières terres concédées et l’église. Il ne manque plus qu’un presbytère pour loger le curé qui sera construit plusieurs années après, en 1740, à la suite de demandes pressantes de la part de l’Évêque qui considérait comme inconcevable que le prêtre de la paroisse doive loger ici et là[4]. Le site paroissial est bien situé, très près du fleuve. En fait, si près qu’il devient une cible facile pour les boulets de canon lorsque les Anglais remonteront le fleuve vers Montréal lors de la Conquête (1759-1760)[5].

L’emplacement choisi pour la construction de l’église comporte aussi son lot de difficultés. Les battures sont basses et lors de la crue printanière, le fleuve déverse son trop-plein sur les terres du village. Les inondations sont si importantes que la circulation devient impraticable pendant parfois près de deux semaines ! Pour le curé de l’époque, Charles Hot, c’en est trop et il s’est même déjà plaint d’avoir dû se rendre « jusqu’à la table de communion en canot » [6]! La construction d’un nouveau temple, plus au nord, à l’abri des débâcles du printemps, est donc de mise.

En 1831, la décision est prise et c’est Thomas Baillairgé (1791-1859) qui dessine les plans de la future église de pierre. Cependant, le début des travaux tarde : les plans ne sont approuvés qu’en 1834, à l’exception des deux tours en saillie, jugées trop imposantes. Les paroissiens ne veulent pas d’un édifice démesuré, mais un compromis sera concédé : les tours des clochers seront dans œuvre[7] et légèrement débordantes. En 1839, le sculpteur et entrepreneur Augustin Leblanc (1799-1882), formé dans les ateliers de Baillairgé, et son associé Damase Saint-Arnaud (1803-?) entreprennent les travaux de construction qui s’étendront jusqu’en 1842. Pour élever le temple, le seigneur de l’époque Pierre Charest[8] fait don du bois nécessaire. Dès l’érection de l’église achevée, Leblanc entreprend la construction du second presbytère, qu’il terminera en 1843, légèrement au sud de l’église. Dès 1844, il met son énergie à la réalisation du décor intérieur de l’église – corniches, retables, chaire, banc d’œuvre, fonts baptismaux – qu’il complètera en 1856. Il s’agit du plus important décor d’église que Leblanc ait réalisé au cours de sa carrière[9].

Déjà en 1879, Zéphirin Perreault (1834-1906) et Louis Dolbec (1836-?), entrepreneurs de Deschambault, font des travaux d’importance à l’église – il en coûtera 8 000$[10] – durant lesquels ils ajoutent un clocheton au rond-point du chœur et agrandissent le jubé qu’ils dotent d’un nouvel escalier. De plus, ils réalisent les tombeaux des trois autels. On en profite pour agrandir la sacristie en la prolongeant d’une abside à pans coupés[11] pour y aménager une chapelle où sera installé le tombeau à la romaine de l’autel du premier temple[12], réalisé par Louis Quévillon (1749-1823), sculpteur de l’Atelier des Écores[13]. Tout le mobilier de la sacristie est renouvelé et un retable pour l’autel de la chapelle est commandé. Enfin, toutes les ouvertures de l’édifice sont modifiées afin de leur donner une forme en ogive. Il s’agit d’une première transformation qui conférera, une quinzaine d’années plus tard, une apparence néogothique à l’église.

En 1895, l’église des Grondines n’a qu’un peu plus de 50 ans lorsque d’autres modifications majeures – qui lui donne aujourd’hui son caractère si unique – lui sont apportées. Joseph-Georges Bussières (1869-1916) déplore une « trop grande monotonie dans l’architecture religieuse du diocèse[14] » et présente à la Fabrique, dans un document cosigné par Alfred Giroux (1845-1909)[15], son désir de mettre l’église au goût du jour. Pour se faire, il veut doter l’église de clochers asymétriques. Pour convaincre le diocèse, il s’avance à dire que « les plus belles églises d’Europe n’ont pas deux clochers semblables[16] ». Lors de la construction, les deux tours avaient été surmontées de deux petits clochers qui devaient être temporaires. À l’occasion de la modification des clochers, un piédestal est installé entre ceux-ci afin qu’une statue de Saint-Charles puisse y reposer. Au même moment, les transepts sont surélevés pour y ajouter deux jubés latéraux et accommoder la population grandissante. Enfin, une nouvelle flèche est installée sur le clocheton. Les modifications apportées à l’église de Grondines sont la première œuvre de Bussières dans Portneuf, qui y fera par la suite sa marque. Quelques années plus tard, en 1904, on installe l’orgue Casavant de 17 jeux[17] au jubé, dont le buffet impressionnant abrite pas moins de 986 tuyaux[18] ! Enfin, le dernier ajout qui complète le temple est les cloches de la fonderie Paccard[19] qui font résonner un mi bémol, un fa et un sol depuis 1912.

Les dernières modifications majeures sont réalisées en 1950, selon les plans de restauration de l’architecte Émile-Georges Rousseau (1888-1973). On en profite pour couler un plancher de béton et, par la même occasion, changer les bancs de l’église. Les deux premiers bancs de chaque côté de l’allée centrale sont depuis recouverts de velours rouge : ce sont les bancs des marguilliers.

L’église de Grondines est l’une des rares, au Québec, à être dotée de clochers asymétriques de style néogothique[20]. Construite en pierres des champs, en galet et en calcaire bouchardé de Saint-Marc-des-Carrières[21] selon un plan en croix latine, elle possède une nef complètement dégagée de colonnes[22] et un chœur à chevet plat[23] légèrement plus étroit que la nef. La façade, percée de deux baies vitrées triples, est culminée par un pignon orné d’une corniche à denticules[24] et encadrée par les deux tours rehaussées de chaînes d’angle en pierre de taille. Le clocher nord est surmonté d’une croix dorée avec un coq à son sommet, alors que le clocher sud est couronné d’un fleuron[25].

Parmi les éléments caractéristiques d’inspirations néogothiques, on retrouve les clochers asymétriques, les pignons du transept agrémentés de pinacles[26], les corniches à denticules, les arcs brisés de l’ensemble des ouvertures[27], les fenêtres à lancettes[28] et les fenêtres à réseaux[29], les chambranles en pierre de taille, de même que les archivoltes[30] en bois imitant la pierre de taille ornant celles-ci[31]. La sacristie en pierre, quant à elle, a été harmonieusement intégrée et reliée au bâtiment par un chemin couvert en bois qui mène au transept sud. Enfin, le toit à deux versants en tôle à la canadienne[32], légèrement retroussés au niveau de la sacristie, ajoute au caractère du temple.

Si l’église de Grondines a d’abord été construite dans un esprit néoclassique selon les plans minutieusement dessinés de Baillairgé, les transformations subies au fil du temps sont réussies et lui donnent une apparence tout à fait unique dans la région. La particularité du style néogothique à l’extérieur et du style néoclassique à l’intérieur lui confère toute sa valeur architecturale qui « tient à sa richesse et à sa diversité stylistiques[33] ». De plus, bien que l’église de Grondines ait elle aussi subi les contrecoups de la réforme de Vatican II, les modifications n’ont été que mineures et n’enlèvent rien à la richesse de son intérieur. La finesse des détails, réalisés avec précision par Leblanc, lui apporte une grande richesse et les nombreuses dorures lui ajoutent de la luminosité, déjà bien présente grâce aux fenêtres hautes qui ne sont pas obstruées par des galeries latérales. L’absence de vitraux et de simples verres colorés contribuent à faire entrer la lumière dans le temple.

Dans le chœur, un imposant retable en arc de triomphe[34] orné de volutes et de feuilles d’acanthes met en valeur le magnifique maître-autel dont le tabernacle[35] a été réalisé par les frères Levasseur, François-Noël (1703-1794) et Jean-Baptiste-Antoine (1717-1775) pour la première église en 1745, de même que le tableau de grandes dimensions de Jean-Baptiste Roy-Audy (1778-1848), Saint-Charles-Borromée distribuant la communion aux pestiférés de Milan, peint vers 1825 et lui aussi d’abord exposé dans la première église. Un ensemble de six statues polychromes en plâtre, attribué à Michele Rigali (1841-1910) a été installé en 1879 pour compléter la décoration : saint Joseph, sainte Anne, Sacré-Cœur de Marie, Sacré-Cœur de Jésus, saint Joachim et saint François-Xavier.

Enfin, la table d’autel, à l’origine réalisée par le menuisier de Grondines Jacques Mayrand en 1965, a été refaite en 2016 par Robert Mainguy, menuisier de Grondines, afin que celle-ci s’intègre mieux au décor de Baillairgé que la précédente qui avait été installée à la suite du renouveau résultant de Vatican II. Au fil du temps, l’église de Grondines a su conserver les trônes curial[36] et épiscopal, de même que les stalles du chœur et la balustrade, à l’exception des portes, qui font partie du décor d’origine réalisé par Leblanc. De plus, la lampe du sanctuaire, une très belle pièce d’orfèvrerie offerte par Sir Lomer Gouin[37], est encore fièrement suspendue au centre du temple.

Dans la nef, on retrouve les deux pièces maîtresses de Leblanc : la chaire et son abat-voix, et le banc d’œuvre et son dorsal. L’abat-voix est richement orné de ceintures toutes différentes les unes que les autres et d’une couronne de glands, dont un rappel est fait dans la décoration de la cuve à laquelle est suspendu un gland ornemental. Sur le mur, un dorsal met en valeur la chaire par deux pilastres bagués de style grec[38] sculptés, de même que par les détails finement réalisés d’un arbre de vie et des armoiries de la maison royale de France. Ces mêmes détails sont repris au dorsal du banc d’œuvre, faisant face à la chaire, qui est aussi surmonté d’un arbre de vie orné de clochettes. La nef, constituée d’une fausse voûte suspendue en arc en anse de panier, est richement ornée de gloires[39], d’arcs doubleaux et de corniches. À l’arrière de l’église, on retrouve le banc du garde-chien et les fonts baptismaux, protégés par une balustrade et habillés d’un dorsal sculpté par Leblanc au centre duquel se trouve une statue de saint Jean Baptiste.

L’église de Grondines possède plusieurs objets dignes de mention : pas moins de 21 objets ont été classés depuis 1987. Mentionnons par exemple, plusieurs vases sacrés qui ont été réalisés par les plus grands orfèvres du Québec, dont Paul Lambert (1691-1749), Pierre Lespérance (1819-1882), Laurent Amiot (1764-1839) et François Sasseville (1797-1864), en plus d’un magnifique calice offert par Sir Lomer Gouin en 1912. Dans les transepts, deux toiles surplombent les autels réalisés par Baillairgé: Notre-Dame du Rosaire (1847) peinte par Théophile Hamel (1817-1870) dans le transept sud et Saint Louis de Gonzague de peintre et d’année inconnus dans le transept nord[40]. Dans la sacristie se trouve un autre tableau d’importance, une nature morte peinte sur bois qui aurait autrefois fait partie au décor intérieur de la première église construite en 1713. Le chemin de croix, quant à lui, n’est pas attribué à un peintre connu. De plus, parmi les objets provenant de la première église, Grondines possède toujours le coq-girouette de fer blanc, ainsi que quatre chandeliers et une croix de bois de Quévillon.

Pour connaître la liste complète des 21 objets classés de l’église de Grondines, consulter : http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/lightBox.do?type=mob&id=92733&typeElement=BIEN&methode=afficher.

À Grondines, une vieille tradition de Pâques a été reprise et perdure encore : la cueillette de l’eau de Pâques. Depuis 1994, les paroissiens se rassemblent à l’église un peu avant l’aube afin de se rendre ensemble à un ruisseau non loin pour y cueillir l’eau du matin de Pâques. Celle-ci doit être récoltée avant le lever du soleil et aurait, selon la croyance, des propriétés curatives. À la suite de la cueillette, les paroissiens se rassemblent à la salle paroissiale autour d’un déjeuner communautaire, puis se rendent à l’église pour assister à la messe de Pâques.

À Grondines se poursuit une autre pratique ancestrale, celle de la Criée. Traditionnellement, cette vente aux enchères se tenait à la fin de l’automne et les profits de la vente de produits artisanaux et fermiers devaient servir à aider les gens sans moyens à payer les frais pour faire chanter les Messes des âmes pour les défunts. Une tribune était même installée à proximité de l’église. Aujourd’hui, cet événement du village se tient sur le site de l’ancienne église en bordure du fleuve, au mois d’août alors qu’on peut y savourer le maïs fraîchement récolté.

Depuis 2011, un sentier traversant les terres de la Fabrique permet de se rendre, depuis l’église, jusqu’au site des vestiges de la première église de Grondines, en bordure du fleuve, tout près du Moulin banal[41] de 1674.

L’église Saint-Charles-Borromée de Grondines fait partie du circuit culturel Les voies du sacré de la MRC de Portneuf. Pour en connaître davantage, visitez : http://portneufculturel.com/wp/les-voies-du-sacre/.

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[1] Un second noyau villageois, le Faubourg, a été développé un peu plus à l’ouest, près du moulin à scie.

[2] Laurent Leclerc, Les Grondines : Trois cents ans d’histoire. Grondines: L. Leclerc, 1980, p.34.

[3] Une église orientée signifie qu’elle a été construite selon l’axe est-ouest, le chœur dirigé vers l’Est.

[4] Laurent Leclerc, op. cit., p.50.

[5] Quelques dommages auraient été relatés dans les archives de la paroisse.

[6] Laurent Leclerc, op. cit., p.55.

[7] Dans œuvre signifie qu’il s’agit d’un élément intégré dans le corps du bâtiment.

[8] Pierre Charest a été seigneur des Grondines de 1816 jusqu’au début des années 1830. La seigneurie des Grondines, l’une des premières en Nouvelle-France, avait d’abord été concédée à Madame de Cambalot, duchesse d’Aiguillon, en 1637 pour être officiellement cédée aux religieuses Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1646. Malgré l’abolition du régime seigneurial en 1854, le dernier seigneur de Grondines a été David Edward Price en 1871.

[9] Répertoire du Patrimoine Culturel du Québec, « Église de Saint-Charles-des-Grondines », Ministère de la Culture et des Communications, 2013, [En ligne].

[10] Hélène Bourque et Paul Labrecque, « Fiche d’évaluation : Église Saint-Charles-Borromée : Grondines », Inventaire et évaluation patrimoniale des églises de la MRC de Portneuf : Rapport d’expertise, [Portneuf] : Comité multisectoriel du patrimoine religieux de Portneuf, 2000, 1 vol. (pages multiples) : ill.

[11] Partie saillante de la sacristie formant la chapelle dont les murs sont plats plutôt qu’en hémicycle.

[12] Archives paroissiales.

[13] Les Écores est un atelier de sculpture sur bois ouvert en 1792 par Louis Quévillon et Joseph Pépin à Saint-Vincent-de-Paul (Laval); voir : http://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/evenements/ldt-37.

[14] Archives de la fabrique de Grondines, 15 août 1894.

[15] Entrepreneur de Saint-Casimir.

[16] Paul Labrecque et Hélène Bourque, Les églises et les chapelles de Portneuf, Cap-Santé, Québec : MRC de Portneuf, 2000, p.24.

[17] Un jeu d’orgue est un ensemble de tuyaux pouvant être activés par un même registre afin de produire un son spécifique.

[18] Laurent Leclerc, op. cit., p.71.

[19] Fonderie de renom située à Annecy-le-vieux, aujourd’hui à Sévrier, en France.

[20] Répertoire du Patrimoine Culturel du Québec, « Église de Saint-Charles-des-Grondines », Ministère de la Culture et des Communications, 2013, [En ligne].

[21] Laurent Leclerc, op. cit., p.57.

[22] À l’exception des deux colonnes de soutien du jubé arrière

[23] Extrémité du chœur de l’église à mur plat.

[24] Répertoire du Patrimoine Culturel du Québec, op. cit.

[25] Les pignons des transepts sont aussi surmontés d’une croix, comme le clocheton, alors que les pinacles sont ornés de fleurons.

[26] Élément décoratif de forme conique ornant les transepts.

[27] Les portes ont été surmontées d’un tympan afin de leur donner une forme en ogive.

[28] Forme en ogive très haute et étroite.

[29] Fenêtres dont des réseaux forment des formes variées à l’intérieur du cadre.

[30] Une archivolte est un ensemble d’ornements encadrant une arcade.

[31] Répertoire du Patrimoine Culturel du Québec, op. cit.

[32] Tôle de fer blanc disposée en diagonale et se chevauchant; voir : https://actionpatrimoine.ca/outils/fiches-techniques/couverture-de-tole-2/#:~:text=La%20t%C3%B4le%20dite%20%C2%AB%20%C3%A0%20la,(Figures%203%20et%204).

[33] Hélène Bourque et Paul Labrecque, op. cit.

[34] Ce retable est doté d’un fronton, d’un attique couronné et d’un amortissement.

[35] Les dorures d’origine du tabernacle ont été préservées. 

[36] Le trône curial, sur le côté droit (sud), fait maintenant office d’ambon.

[37] Sir Lomer Gouin (1861-1929), originaire de Grondines, a été premier ministre du Québec entre 1905 et 1920.

[38] Pilastre ceinturé.

[39] Ornement représentant la présence de Dieu.

[40] Dans son ouvrage Les Grondines : Trois cents ans d’histoire (1980), Laurent Leclerc attribue aussi cette toile à Théophile Hamel. Toutefois, aucune autre source ne confirme cette information.

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DIRECTION TECHNIQUE
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RECHERCHE
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RÉVISION DES TEXTES
ÉLIANE TROTTIER

PHOTOGRAPHIE
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